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Flagrant délit de harcèlement : Comment le Makhzen et ses moukhabarates ont envahi ma terrasse…
Domingo, 07 de Octubre de 2012 09:15
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Quand j’ai commencé à être la victime de tracasseries répétées et d’étranges agressions dans ma ville natale, Tétouan, où j’ai choisi de revenir vivre, mon avocat m’a dit : « Documente, écris sur tout ce que tu vois et sens. Et surtout, si tu le peux, prends des photos et filme tout ça ! C’est plus fort, plus explicite et ça constitue des preuves ».

Je ne croyais pas que cette méthode allait être utile, mais je l’ai suivie. Et les résultats sont allés au delà de mes espérances.

Depuis le mois d’août, j’écris donc tout sur mes « tribulations », et, à chaque fois, sur les conseils de mon avocat à Tétouan Maître Lahbib Haji, je porte plainte, en présentant la plupart du temps des éléments de preuves. Des plaintes qui jusqu’à aujourd’hui sont restées lettres mortes.

Le 11 août 2012, un baltaji du nom de Hassan a essayé de défoncer, vers 1h00 du matin, la porte de ma maison, avec ma femme et mes deux enfants en bas âge à l’intérieur. Il a essayé de le faire entre 1h00 et … 6h00 du matin, c’est-à-dire pendant 5 heures. Une plainte a été déposée auprès de la permanence de nuit de la police de Tétouan, mais celle-ci n’est pas intervenue… Cette plainte, comme a pu le vérifier mon avocat, existe bel et bien puisque je me suis déplacé personnellement à la permanence de police.

Voici le récit de cette première affaire : Ramadan, l’ivrogne, le chat et moi

Etrange coïncidence, le lendemain, le 12 août 2012, trois policiers en civil m’ont agressé dans la rue. Sans aucune raison. Ils m’ont volé ma carte d’identité nationale (CIN) et 200 DH (moins de 20 euros…). J’ai déposé plainte auprès de la même permanence de police, j’ai fourni à la police leur signalement, ainsi que le numéro d’immatriculation de la voiture de service de leur chef  181873. Jamal Ouahbi, le correspondant local du quotidien Al Massae, qui est arrivé rapidement sur les lieux a pu identifier l’un de mes agresseurs. Jusqu’à aujourd’hui, aucune enquête n’a été diligentée. Ni par la police, ni par le parquet ni par le ministère de la justice et des prétendues libertés.

Voici le récit de cette deuxième affaire : Comment j’ai été agressé, cambriolé et privé de ma CIN par des policiers marocains

Enfin, depuis un mois et demi, un menuisier à qui l’Etat a démoli son atelier, occupe de manière permanente l’entrée de ma maison. Avec la complicité des autorités, il travaille, vit et dort devant ma maison, obstruant l’une de ses entrées.

Source (Lire ici): DEMAIN